Les parents ne sont pas les ennemis des profs !

Petit coup de gueule ce matin…

Mon fils de 6 ans est scolarisé depuis le début à l’école publique la plus proche. Nous avions déjà connu quelques déboires :

  • quelques jours après la rentrée des ‘moyens’, l’inspectrice (pardon, Madame l’Inspectrice) déclare que les quotas ne sont pas respectés et ‘supprime’ brutalement une classe, pour mélanger artistiquement dans la même classe des petits, des moyens, des grands (“maman, pourquoi moi je suis dans la classe des petits alors que je suis grand”), le tout sans aucun dialogue et alors que les effectifs de rentrée étaient connus depuis longtemps…
  • incapacité à trouver une seule maîtresse, deux ans de suite mon fils a oscillé de 2 à 3 maitresses au fil des remaniements et remplacements, jamais expliqués… à croire que la gestion prévisionelle du personnel est une chose inconnue ou impossible dans l’Education nationale.

… malgré tout, incorrigible optimiste, je restais de l’avis que ce n’était là qu’un peu de malchance. Pourtant, une chose nous chagrinait. Toutes les maîtresses (sauf une éphémère remplaçante d’une semaine), et nous en avons testé, ne semblent pas savoir dire bonjour le matin. Elles sont soit réfugiées au fond de la classe, soit de dos alors que tous les enfants rentrents, soit ne répondent carrément pas… A la longue cette flagrante impolitesse, alors que l’on ressasse à ses propres enfants de saluer le matin, est difficile à supporter. Nous ne savions que conclure : était-ce encore la faute à pas de chance, où bien l’une des règles de la pédagogie enseignée en IUFM était-elle “ne dites surtout pas bonjour le matin”.

Il y a quelques semaines, je lis sur le cahier de correspondance que mon fils va “bénéficier d’un décloisonnement sur l’électricité”. Je décode le jargon pédagogique : on va faire un petit cours d’introduction à l’électricité à mon fils, quelle bonne idée !

L’électricité est un des phénomènes qui m’a beaucoup passionné : aussitôt, je prépare une série d’expériences (le corps conduit-il, conduit-il encore plus s’il est mouillé, une mine de crayon conduit-elle, l’eau, l’eau salée, pourquoi ne faut-il pas toucher l’eau et un appareil électrique, etc…), imprime un document de TP, et présente le tout à la directrice, proposant de l’aider à “décloisonner” nos enfants. Réponse “Je vais voir”. Puis rien, aucun retour… Le matin du décloisonnement j’ose une question “Euh… je peux vous aider” “Madame la directrice n’a besoin de rien”. Bon… le primaire doit avoir une super salle de TP d’électricité… parce que j’en ai, moi, du petit matériel !

Le soir je demande à mon fils “alors c’était bien ce petit cours”. Réponse “Ben non, la maîtresse a dit qu’on avait pas apporté assez de choses électriques, alors on a rien fait”. No comment. Les parents sont bien les ennemis ou bien j’ai vraiment une sale tête.

Juste pour info, notre petite voisine, 7 ans, revient de l’école primaire de Stanford en Californie. Là-bas, le premier jour d’école, on rassemble les parents et ont demande “avez-vous des talents particuliers à contribuer ? Merci de nous prévenir qu’on organise des activités avec votre aide”.

Je ne suis pas le seul a avoir fait cette expérience. Un ami qui est un des meilleurs experts français de la création d’entreprise et de son financement, passionné et très pédagogue, s’est vu refuser sa proposition de faire une heure de cours sur l’entreprise dans l’école de son fils, qui étudiait les sciences sans avoir, jamais, eu la moindre indroduction au monde de l’entreprise.

Quel désastre ! Comment en est-on arrivé là ?

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