Updates from December, 2011 Toggle Comment Threads | Keyboard Shortcuts

  • ohersent 1:14 am on December 16, 2011 Permalink | Reply  

    Les armes non conventionnelles des marchés de dette publique 

    Les propos récents d’hommes politiques français sur la dette britannique – “aussi grande”, “avec plus de déficits” et pourtant bientôt mieux notée que la dette française- semblent témoigner d’une mauvaise compréhension de la signification des notes de crédit.

    Ces notes reflétent le risque pris par un détenteur de dette souveraine. On peut décomposer ce risque en un risque de hausse modérée des taux qui ferait baisser le prix, et un risque de liquidité qui ferait s’écrouler le prix.

    La banque centrale d’Angleterre, comme la Fed, on mis en place de manière implicite une assurance sur ces deux risques, en se placant à l’achat dès que les taux sont jugés trop élevés, ou en substitution d’investisseurs privés défaillants lors des opérations de refinancement.

    Les taux d’intérêts que devraient servir américains et britanniques en l’absence de cette assurance implicite seraient extrèmements élevés. Probablement plus élevés que les taux de bien des pays européens.
    Mais les taux d’intérêts proposés par les investisseurs privés tiennent compte de la valeur de l’assurance proposée par les banques centrales, et restent donc bas.

    Les montants énormes de dette publique à refinancer ont créé sur ce marché une situation de forte concurrence entre états. Pour s’assurer un avantage dans cette guerre économique d’une forme nouvelle, Royaume-uni et Etats-Unis ont créé une situation de distortion de concurrence en introduisant une assurance implicite pour leurs titres.

    C’est cette arme non conventionelle qui détermine aujourd’hui les ecarts de taux et de notations, au moins autant que les situations économiques. Il n’y a donc malheureusement aucune irrationalité dans les évaluations respectives des notes de la France, du Royaume-Uni et des Etats-Unis.

    Le drame, c’est que la BCE est sans doute aujourd’hui le meilleur assureur au monde, mais les titres européens ne bénéficient pas de sa protection…

    Il existe en effet aujourd’hui une confusion entre rôle d’assureur et le rôle potentiel de pourvoyeur de fonds illimité par la planche à billets des banques centrales. L’Allemagne, sans doute avec justesse, rejette la planche à billets.

    Faut-il pour autant jeter le bébé avec l’eau du bain ?

    Le concept de règle d’or permet de dissocier les deux en conditionnant l’assurance à l’adoption – et l’application effective – d’une telle règle assurant la stabilité du stock de dette. C’est l’assurance sans la planche à billet.

    Le projet de nouveau traité européen, en généralisant la règle d’or, pourrait ouvrir la voie d’un accord de l’Allemagne sur un rôle d’assureur de la BCE.

    Mais quelle lourdeur ! Il suffirait de conditionner l’assurance au respect d’une règle d’or (évalué de manière indépendante par la BCE qui pourrait même faire de ce critère un des paramètres de sa politique). La pression des marchés serait alors bien plus efficace que tous les traités du monde…

     
  • ohersent 10:30 pm on November 30, 2011 Permalink | Reply  

    Le compromis pour sortir de la crise: Autoriser la BCE a acheter la dette publique des pays dotés d’une “règle d’or” 

    C’est aujourd’hui une évidence: les investisseurs ont bien plus peur de l’éventualité d’un défaut que d’une éventuelle dépréciation de la monnaie de leur débiteur liée aux interventions d’une banque centrale.
    On les comprend : le défaut est soudain, imprévisible, et risque associé presque impossible à quantifier de manière fiable; à l’inverse la dépréciation des monnaies est parfaitement mesurable et relativement lente pour les interventions soigneusement pesées et préparées des banques centrales modernes.
    Mais ouvrir en Europe cette possibilité d’achat d’obligations d’Etat par la BCE fait craindre à l’Allemagne de nouveaux épisodes d’hyperinflation: la plupart des démocraties ont une forte tendance clientéliste … les générations à venir n’ayant pas de droit de vote… et seraient tentés de creuser sans fin les dettes.
    Pourtant l’achat d’une partie du stock de dette existant par la BCE ne serait pas en soi générateur d’inflation: en effet cette énorme dette existe DEJA, et a déjà donné lieu à une considérable création monétaire par le crédit, qui s’est manifestée notamment par une bulle sur l’immobilier et quasiment tous les biens physiques. En achetant une partie de ce stock de dette pour stabiliser les taux et rassurer, la BCE ne génèrerait aucune inflation supplémentaire, au contraire elle éviterait un “credit crunch” en permettant aux Etats de rouler leur dette.
    Il existe un moyen simple de permettre à la BCE de jouer ce rôle de garant du bon fonctionnement du refinancement des Etats, tout en garantissant à l’Allemagne que cela ne permettra pas aux Etats de continuer à s’endetter. Il suffit de n’ouvrir la possibilité, pour la BCE, d’effectuer des achats sur les marchés primaires, que pour les pays ayant adopté la règle d’or de l’équilibre budgétaire.
    Ainsi, le stock de dette publique étant stabilisé, l’action de la BCE ne pourrait avoir qu’un rôle de plafonnement des taux (stabilisation), et non pas de faciliter une fuite en avant.
    Ce compromis est dur: adopter la règle d’or n’est pas simple même pour la France, et sans doute hors de portée immédiate pour bien des pays européens. Mais nous pensons toutefois qu’adopter un tel changement des traités stopperait net la crise financière: les investisseurs comprendraient vite que pour la France notamment, adopter une règle d’or serait de toutes façons bien moins douloureux que de voir les taux s’envoler. Dès lors, la menace sur la notation de la France serait en quelque sorte bornée, ce qui en retour stabiliserait le FESF. Et les investisseurs se rueraient sur les dettes des grands états européens devenues très attractives.
    On obtiendrait, sans doute sans que la BCE débourse un centime, une extinction de la crise financière européenne dont on sortirait par le haut.

     
  • ohersent 2:29 pm on October 14, 2009 Permalink | Reply  

    Economie de la connaissance et transferts de richesses 

    Nous entrons dans l’ère de l’économie de la connaissance, qui a ses bons côtés (environnement de travail moins pénible, plus d’autonomie, etc.), mais aussi présente un problème nouveau et fondamental d’exclusion : dans l’économie de la connaissance, les meilleurs sont extrêmement productifs (l’inventeur d’une application star sur iPhone peut à lui seul en livrer des millions), et les moins performants (du point de vue de la connaissance : capacité à apprendre, innover, manipuler des concepts abstraits) deviennent économiquement exclus.
    Mis à part un énorme effort d’éducation tout au long de la vie qui devra être mis en place, il ne fait selon moi guère de doute que le maintien de la cohésion sociale ne pourra se faire qu’au prix de très importants transferts de richesses, des plus performants vers qui l’économie de la connaissance canalise la quasi-totalité de la richesse produite, aux moins performants. Ces transferts peuvent prendre de nombreuses formes : financement de l’effort de formation continue, subventions aux services à la personne, au maintien de la ruralité…
    Les quelques réflexions ci-dessous portent sur les effets à attendre de ces transferts, selon la manière dont ils sont financés, alors que nous constatons l’augmentation importante et sans doute irréversible des endettements publics.

    A propos des transferts de richesses financés par la fiscalité

    J’ai déjà abordé ce thème plus bas. Ce type de transfert me semble clairement bénéfique et sans effet indésirable majeur : les plus riches se voient amputés d’une part de richesse superflue, ce qui influe peu sur la demande, tandis que les plus pauvres accèdent à un meilleur niveau de vie. Si les choses sont faites intelligemment (transferts de type RSA, pas d’effets de seuil, etc.), alors tout le monde reste incité à travailler.
    Même si ce type de transfert augmente la demande en solvabilisant les plus pauvres, je pense que son impact sur l’inflation reste très faible :

    • Aujourd’hui le prix de la majeure partie des biens de consommation courante est constitué pour la plus grande partie d’amortissements de R&D et de frais de commercialisation, et non pas de coûts de main d’œuvre ou de matières premières. Ainsi quand la demande pour ce type de bien augmente, les prix n’augmentent pas, au contraire, ils diminuent. J’ai réalisé récemment cet effet profondément déflationniste de notre transition vers l’économie de la connaissance, surtout si l’on considère que les mesures courantes de l’inflation (CPI) excluent l’immobilier et les actions.
    • En revanche pour les actifs rares (immobilier, actions), on suscite clairement une demande potentielle des plus pauvres. Mais ces derniers sont peu portés vers les actions, reste donc un impact potentiel sur le logement. Comme dans le même temps on prélève chez les plus riches qui ‘placent’ donc moins dans l’immobilier, la résultante n’est sans doute pas fortement inflationniste. On ne fait sans doute que déplacer le marché immobilier vers les biens les plus abordables

    Malheureusement, la concurrence fiscale entre Etats pose de sévères limites à ce type de transferts fiscaux, car les plus riches sont également très mobiles. Les Etats procèdent donc plutôt à des transferts financés par l’endettement.

    A propos des transferts de richesses financés par l’endettement auprès des nationaux

    Dans ce mode de financement des transferts, l’Etat offre des rendements attractifs (supérieurs à la croissance du PIB) aux obligations d’Etat : les plus riches souscrivent donc une partie importante de leur patrimoine superflu en assurances-vie ou autres fonds investis majoritairement en bons du trésor. Avec ces sommes, l’Etat pratique des transferts vers les plus pauvres.
    A première vue, les effets de cette politique sont les mêmes que pour les transferts financés par la fiscalité : augmentation de la consommation et du niveau de vie des plus pauvres, impact faible sur les plus riches, la richesse étant ‘stérilisée’ sous forme d’obligations d’Etat.
    La principale différence, c’est l’instabilité de ce mode de financement. En effet, quand les transferts sont financés par la fiscalité, les plus riches deviennent effectivement moins riches, bien que cela n’affecte pas leur niveau de vie si le transfert porte sur la part superflue de leur richesse. En revanche, quand les transferts sont financés par l’emprunt, les plus riches deviennent de plus en plus riches, les taux d’intérêt servis étant supérieurs à la croissance du PIB et à l’inflation.

    Comme le note un article récent de Associated Press : “Au cours des 30 dernières années, la valeur des actifs financiers dans le monde -comme les actions, les obligations et les dépôts bancaires-, est devenue quatre fois plus grande que le produit intérieur brut mondial annuel. Le Mckinsey Global Institute estime que ces actifs ont culminé à 194.000 milliards de dollars en 2007. Ils ont certes chuté à 178.000 milliards de dollars fin 2008, mais restent à un niveau beaucoup plus élevés qu’en 1990 (43.000 milliards) ou en 2000 (94.000 milliards).” Vous pouvez trouver les données de la croissance des actifs financiers gérés sur : http://www.socracy.org/xwiki/bin/view/Socracy/Evaluation-de-la-richesse-financiere-mondiale-actifs-financiers-geres.

    Les conséquences sont multiples :

    • A cause de l’effet richesse, une part plus importante du patrimoine des plus riches va venir s’investir sur des biens réels. Cela provoque peu d’inflation sur les biens courants (effet déflationniste de l’économie de la connaissance vu plus haut), mais entretien une demande exponentielle sur les biens rares (immobilier, actions, matières premières notamment)
    • L’argent investi en obligations d’Etat reste très liquide. Si par la suite d’une augmentation de la demande sur un bien rare (par effet richesse par exemple, politique accommodante de banques centrales) il semble aux plus riches que le rendement financier de telle ou telle catégorie d’actif est supérieur aux emprunts d’Etat, alors la richesse entretenue et augmentée grâce aux intérêts versés par l’Etat va se désinvestir des obligations d’Etat et se déverser sur telle ou telle catégorie d’actifs, jusqu’à éclatement de la bulle sur cet actif.

    On peut ainsi considérer que , si les déséquilibres qui créent les conditions de départ des bulles sont dues à d’autres phénomènes (modes, taux des banques centrales, …), c’est la masse exponentielle de liquidités ‘stockées’ sous formes d’emprunts d’Etat qui entretient ces bulles.
    Les transferts par endettement rendent le prix des actifs rares plus volatils, et rendent inévitables la formation de bulles. Nous pouvons ainsi prévoir, puisque l’endettement public est entré dans une phase où il devient politiquement très difficile de le résorber, que la formation de bulles va devenir de plus en plus fréquente, leur amplitude étant en toute logique proportionnelle à la richesse stockée sous forme d’obligations d’Etat.
    Plus récemment, notamment aux Etats-Unis et en Angleterre, une part de plus en plus importante des transferts est financée par création monétaire (achats par les banques centrales des obligations d’Etat). Le principal effet de ces mesures semble être de stabiliser les taux servis par l’Etat, ce qui est plutôt bénéfique (diminue l’accroissement de richesse des plus riches due au versement d’intérêts). Les liquidités supplémentaire ainsi créées bénéficient surtout aux moins aisés (du moins on peut l’espérer…), donc ne devrait pas avoir en soi un impact inflationniste très différent de celui de toute autre forme de redistribution. Cependant, comme on augmente pas la fiscalité des plus riches et que l’économie de la connaissance finit par cumuler les liquidités vers les meilleurs, on augmente sans doute, à terme, le stock de liquidités investi in-fine en obligations d’Etat, donc générateur de bulles.

    A propos des transferts de richesses financés par l’endettement auprès des émergents

    L’endettement auprès de pays étrangers est-il différent, dans ses effets, de celui auprès de nationaux ? On peut le penser.
    En ce qui concerne la cible des investissements :

    • Les créditeurs nationaux sont des particuliers ou des banques privées, dont le principal but d’investissement est la recherche du profit à court terme, d’où la formation des bulles dans le domaine financier ou immobilier en cas de reflux des investissements en obligations.
    • Les créditeurs étrangers sont des Etats dont le principal souci est le long terme (indépendance énergétique, accès aux technologies, matières premières, etc.), plus que le rendement financier. L’augmentation de l’encours des prêts d’Etats crée ainsi un risque, en cas de reflux de ces encours, d’investissement massif vers les matières premières et les biens physiques en général, simultanément à une baisse de la devise vendue, qui augmente a son tour l’augmentation du prix des biens physiques importés dans le pays emprunteur. Le pays emprunteur augmente donc très fortement son risque de choc inflationniste importé par le biais des biens physiques.

    En ce qui concerne les déterminants des investissements :

    • Le principal pilote des investisseurs privés est le rendement servi par les différents actifs, à court terme
    • Le principal pilote des investisseurs de fonds souverains est l’intérêt stratégique. On peut ainsi penser qu’il est plus important, pour la Chine, d’obtenir le soutien des Etats-Unis pour une augmentation des droits de vote au FMI, ou pour un silence sur un rapprochement avec Taïwan, que quelques pour cents de plus ou de moins sur une obligation d’Etat.
     
  • ohersent 11:28 am on September 6, 2009 Permalink | Reply  

    Le régime social des indépendants, une catastrophe… 

    On lit souvent dans la presse que toute la difficulté de créer une entreprise en France est lié aux tracasseries administratives. Je ne suis pas d’accord, loin de là : même s’il reste énormément de possibilités de simplification (pourquoi encore 3 publications légales dans la feuille de chou de trou-les-poëles ?), la complexité de la majorité des démarches administratives est tout à fait raisonnable.
    Le côté social est à part… ce n’est pas un problème de complexité, mais carrément de dysfonctionnement grave. Pour l’avoir expérimenté, le cas du RSI (Régime social des Indépendants) est particulièrement navrant. On trouvera un florilège des problèmes ici (http://jentreprends.over-blog.net/article-22833038-6.html).
    Dans mon cas, la carte vitale, lorsque l’on passe du régime général au régime des indépendants, ne peut plus être mise à jour (pourquoi ? ne sait-on pas faire une appli informatique correcte pour des millions d’assurés ?).
    Le renouvellement ? des dizaines de coups de fils pour obtenir un interlocuteur, puis une lettre de prise en compte quelques mois (!) après, pour un envoi “au plus tôt”. 6 mois après toujours rien, aucun courrier, pas de carte…
    On parle quand même d’une application informatique infiniment plus simple que celui de n’importe qu’elle banque, et qui touche beaucoup plus de clients… alors qu’une carte bleue est envoyée en quelques jours. Je ne parle pas des autres problèmes évidents, notamment la possibilité d’utiliser de vieilles cartes périmées remboursées sur l’ancien régime, alors même qu’on y cotise plus, ou bien les relances d’appels de cotisations folles lors des départs à la retraite (le pharmacien du coin), etc. etc.
    Ce qui est le plus surprenant, c’est qu’il ne s’agit pas de cas tordus concernant quelques personnes isolées, mais bien des “use case” de base de ce système informatique qui a tout de même coûté quelques centaines de millions.
    Hum, on se demande a quoi a vraiment servi tout cet argent ?

     
  • ohersent 6:38 pm on August 24, 2009 Permalink | Reply  

    US Treasury debt monetization quantified 

    A recent post (http://financialsense.com/fsu/editorials/2009/0804.html) analyses in details the recent adjudications of 7yr maturity Tbond issuance, which was considered by the press as a success. It appears that the FED hid itself behind primary dealers, by immediately repurchasing half of the TBonds issued. So it is now quite clear that the ‘easy’ scenario for the US government to refinance its debt by monetization, which we discussed in an earlier post, is unfolding, despite the public statements that the Fed is getting ready to reduce its balance sheet as soon as the recovery firms up.

    This does seem to be the only workable scenario for the US, it just makes me very uneasy to see that this is happening through manipulation… while ensuring healthy (?) margins to the primary dealers in the process. A formal US dollar devaluation would be so much cleaner. I don’t think I am paranoid, but I find it harder and harder to trust the various economic indicators published by official sources.

     
  • ohersent 11:44 pm on May 27, 2009 Permalink | Reply
    Tags: China,   

    Update on US net international position 

    In a previous (long) post, we tried to evaluate the risk of default of the US.  At the time (end 07, the beginning of the crisis) the net international position of the US, evaluated at replacement value, represented about -13% of the GDP. We had noted that US holdings abroad were, at the time, earning an average 4,5% while foreigners were earning only 3,7%. The result was a small profit in favor of the US investors.

    In a way the US behaves like a highly leveraged investor, borrowing ‘cheap’ dollars, and investing them with profit. This of course comes with a risk if the investments don’t behave well. This happened in 2008 : the net international position of the US is now about -37% of the GDP, a huge loss in just one year.

    This does not change our evaluation, that the creditworthyness of the US ultimately depends much more on the commercial balance than the financial balance resulting from the net IIP (a order of magnitude lower), and if the commercial balance improves it would offset any change in the IIP. But this huge degradation of the IIP even BEFORE the massive new governement debt planned in 2009 is not going in the right direction, and another indicator that the US dollar must loose value, significantly, for both the IIP and the commercial balance to get back to more reasonnable numbers.

    The question is, of course, if it will be a hard or a soft landing. I can still remember equivalent debates in 2006 on housing prices, which were clearly in a bubble, and whether they would do a soft landing. The dominant opinion was that it would be a soft landing. China is now buying anything foreign governements allow to convert US dollars into real goods, present (mines, gold, etc.) or future (oil contracts), but their 1,500 billions dollars are hard to spend, and they really just change hands, they don’t disappear as no one is now willing to risk lending long term to the US treasury.

     
  • ohersent 10:14 am on May 27, 2009 Permalink | Reply  

    Les parents ne sont pas les ennemis des profs ! 

    Petit coup de gueule ce matin…

    Mon fils de 6 ans est scolarisé depuis le début à l’école publique la plus proche. Nous avions déjà connu quelques déboires :

    • quelques jours après la rentrée des ‘moyens’, l’inspectrice (pardon, Madame l’Inspectrice) déclare que les quotas ne sont pas respectés et ‘supprime’ brutalement une classe, pour mélanger artistiquement dans la même classe des petits, des moyens, des grands (“maman, pourquoi moi je suis dans la classe des petits alors que je suis grand”), le tout sans aucun dialogue et alors que les effectifs de rentrée étaient connus depuis longtemps…
    • incapacité à trouver une seule maîtresse, deux ans de suite mon fils a oscillé de 2 à 3 maitresses au fil des remaniements et remplacements, jamais expliqués… à croire que la gestion prévisionelle du personnel est une chose inconnue ou impossible dans l’Education nationale.

    … malgré tout, incorrigible optimiste, je restais de l’avis que ce n’était là qu’un peu de malchance. Pourtant, une chose nous chagrinait. Toutes les maîtresses (sauf une éphémère remplaçante d’une semaine), et nous en avons testé, ne semblent pas savoir dire bonjour le matin. Elles sont soit réfugiées au fond de la classe, soit de dos alors que tous les enfants rentrents, soit ne répondent carrément pas… A la longue cette flagrante impolitesse, alors que l’on ressasse à ses propres enfants de saluer le matin, est difficile à supporter. Nous ne savions que conclure : était-ce encore la faute à pas de chance, où bien l’une des règles de la pédagogie enseignée en IUFM était-elle “ne dites surtout pas bonjour le matin”.

    Il y a quelques semaines, je lis sur le cahier de correspondance que mon fils va “bénéficier d’un décloisonnement sur l’électricité”. Je décode le jargon pédagogique : on va faire un petit cours d’introduction à l’électricité à mon fils, quelle bonne idée !

    L’électricité est un des phénomènes qui m’a beaucoup passionné : aussitôt, je prépare une série d’expériences (le corps conduit-il, conduit-il encore plus s’il est mouillé, une mine de crayon conduit-elle, l’eau, l’eau salée, pourquoi ne faut-il pas toucher l’eau et un appareil électrique, etc…), imprime un document de TP, et présente le tout à la directrice, proposant de l’aider à “décloisonner” nos enfants. Réponse “Je vais voir”. Puis rien, aucun retour… Le matin du décloisonnement j’ose une question “Euh… je peux vous aider” “Madame la directrice n’a besoin de rien”. Bon… le primaire doit avoir une super salle de TP d’électricité… parce que j’en ai, moi, du petit matériel !

    Le soir je demande à mon fils “alors c’était bien ce petit cours”. Réponse “Ben non, la maîtresse a dit qu’on avait pas apporté assez de choses électriques, alors on a rien fait”. No comment. Les parents sont bien les ennemis ou bien j’ai vraiment une sale tête.

    Juste pour info, notre petite voisine, 7 ans, revient de l’école primaire de Stanford en Californie. Là-bas, le premier jour d’école, on rassemble les parents et ont demande “avez-vous des talents particuliers à contribuer ? Merci de nous prévenir qu’on organise des activités avec votre aide”.

    Je ne suis pas le seul a avoir fait cette expérience. Un ami qui est un des meilleurs experts français de la création d’entreprise et de son financement, passionné et très pédagogue, s’est vu refuser sa proposition de faire une heure de cours sur l’entreprise dans l’école de son fils, qui étudiait les sciences sans avoir, jamais, eu la moindre indroduction au monde de l’entreprise.

    Quel désastre ! Comment en est-on arrivé là ?

     
  • ohersent 10:34 am on April 24, 2009 Permalink | Reply
    Tags: Italie, tourisme   

    Un tour en Toscane 

    Avec une nuit à “cala piccola” sur la côte ouest de Monte Argentario (sud de la Toscane), notre petit tour en Toscane prend fin. Les coins à recommander :

    • la nuit à “Poggio ai Santi” (www.poggioaisanti.com, +39 0565798032) près de San Lorenzo; la chambre intéressante est celle au dessus du restaurant avec une vue dominante sur toute la région, très bien décorée, dans un calme total au milieu d’un grand domaine paysagé avec soin. Attention conformément à la grande tradition des petites arnaques aux touristes du coin on cherchera peut être à vous refiler au dernier moment une chambre dans une des annexes, qui n’a aucun intérêt.
    • La baignade dans l’immense piscine thermale à fond de gravier, 36 degrés à ciel ouvert, à 10mn de Poggio ai Santi
    • Excellente surprise pour la cuisine du “Posto pubblico”, une minuscule terrasse qui se veut bar à vin dans l’enceinte de la vieille ville fortifiée de Castilione della Pescaia (via del amore, +39 0564936467). Les deux femmes qui tiennent le lieu font des plats inventifs à partir des meilleurs ingrédients de la région, pour environ 15€, sans prétention mais visiblement avec beaucoup d’enthousiasme.

    Les déceptions:

    • Monte Argentario : un lieu magnifique mais gâché par une gestion désastreuse : la TOTALITE des accès au littoral privatisée sauvagement par les propriétaires des villas luxueuses de bord de mer
     
  • ohersent 10:09 am on April 10, 2009 Permalink | Reply
    Tags: Chine, , Mondialisation   

    Vers la fin du dollar comme monnaie mondiale de réserve et d’échanges : les petits pas de la Chine 

    Quelques notes sur le comportement récent de la Chine, qui corroborent, quoi qu’en disent les annonces officielles, un mouvement visant à remplacer progressivement le dollar dans son rôle de devise mondiale (monnaie de réserve et d’échanges) :

    • La Chine s’est portée volontaire lors du dernier G20 à souscrire plusieurs dizaines de milliards d’obligations du FMI libellés en DTS (donc pas en dollars… une manière de remplacer des Tbonds pour ses réserves)
    • Depuis décembre 2008, la Chine a signé 6 accords de swap avec les banques centrales de partenaires commerciaux pour un total de 650 milliards de Yuans (95 milliards de dollars):
    • Corée du Sud
    • Hong-Kong
    • Malaisie
    • Biélorussie
    • Indonésie
    • Argentine (6/4/2009) : 70 milliards de yuans (10 milliards de dollars)

    Ces accords permettent de mettre à disposition des banques centrales des partenaires des Yuans afin de permettre à leurs importateurs de convertir leur monnaie nationale directement en Yuans auprès de la banque centrale de leur pays, sans passer par le dollar. De la même manière les importateurs Chinois pourront, pour leurs commandes auprès des partenaires commerciaux concernés, fixer un prix dans la devise de l’exportateur.

    Ces accords permettent aux partenaires commerciaux de diversifier leurs réserves de change, et en cas de déficit commercial avec la Chine, permettra à la Chine d’engranger de nouvelles réserves dans des devises autres que le dollar.

     
  • ohersent 11:02 pm on March 25, 2009 Permalink | Reply  

    Préfiguration de l’impact de la sortie de crise sur le refinancement des dettes publiques 

    Cf extrait plus bas, au millieu d’un ‘simple rally boursier’ qui renforce ma conviction que l’on ne sortira pas de la crise sans que les Etats soient obligés de monétiser massivement la dette publique, donc inflation :

    « Les taux se redressent nettement ce mardi, reflétant une perte d’intérêt des investisseurs pour les titres obligataires. Le rendement des Bons du Trésor américain à 2 ans s’inscrit en hausse de 1 points de base (pb) à 0,96%, celui à 10 ans de 3 points de base (pb) à 2,73% et le 30 ans, de 5 pb à 3,69%.

    L’office de gestion de la dette britannique a annoncé ce mardi ne pas être parvenu à placer la totalité des Bons du Trésor britanniques qu’il souhaitait mettre sur le marché. Il n’a en effet placé que pour environ 1,63 milliards de livres sterlings d’obligations à 40 ans contre un montant visé de 1,75 milliard.

    Dans ce contexte, le taux de rendement des obligations au Trésor en Grande Bretagne à 10 ans s’inscrit en hausse de 5 points de base (pb) à 3,38% et celui à 30 ans, de 8 pb à 4,34%.

    Le reflux des investisseurs du marché obligataire est aussi favorisé par une moindre aversion au risque, nourrie par des données économiques encourageantes provenant des Etats-Unis.

     
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